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08 Feb2016

Quel avenir pour la Bourse de Paris ?


La remontée des transactions a bien eu lieu. On observe rétrospectivement que depuis ce point bas, les volumes n'ont plus cessé de progresser avec un pic à 101Md€ en juin dernier.

Il n'y a certes pas d'emballement mais c'est finalement plutôt le signe d'une certaine prudence de la part des acteurs du marché, et cela évite ainsi un effet de bulle : malgré tout, plusieurs économistes prédisaient un nouveau krach pour octobre dernier.

Dans l'absolu, cette explication pourrait suffire, mais en réalité la structure du marché a beaucoup changé depuis 2001 : le trading haute fréquence a apporté un afflux massif de liquidités ces cinq dernières années, et la reprise des volumes aurait donc dû être beaucoup plus marquée. Mais entre temps, de nouveaux facteurs ont aussi pris de l'importance : les produits dérivés de type CFD ou contrat for difference ont détourné une part importante des investisseurs particuliers (et parfois professionnels) des bourses classiques, de par leur facilité d'accès et la possibilité de démultiplier sa mise jusqu'à vingt fois. Une part importante du trading haute fréquence s'organise également sur d'autres places de marché décentralisées, comme le Forex ou les « dark pools », ces lieux d'échanges qui permettent l'anonymat et l'absence de régulation officielle.

Ces volumes-là ne sont pas comptabilisés dans les chiffres de la Bourse de Paris, mais ils sont néanmoins bien réels. Les marchés boursiers actuels risquent de continuer à perdre de leur poids dans le futur, à moins d'une amélioration des dispositifs fiscaux (simplicité, baisse des prélèvements) et d'une meilleure communication envers le grand public. Quoi qu'il en soit, la reprise de l'activité boursière est bien là mais elle a une nouvelle forme : plus complexe, diversifiée et accessible, mais moins transparente et parfois plus risquée
 

 
 
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