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03 Jun2016

Marchés financiers : un peu de prudence après la hausse récente

 

Le CAC 40 a gagné un peu plus de 600 points entre le point bas du 11 février et le 30 mai, avec un indice à 4 529 points en début de semaine.

Les inquiétudes portant sur un effondrement de l'économie chinoise et la chute des cours du pétrole étaient excessives. L'activité marque des signes de résistance dans l'empire du Milieu et le prix du baril est vivement reparti à la hausse. La remontée du cours des actions était donc légitime. Le sang-froid dont nous avons su faire preuve au plus fort de la crise s'est révélé payant. Notre Portefeuille de référence est repassé dans le vert, alors que l'indice CAC 40 affiche une baisse de 3,5 % depuis le 1er janvier.

Aujourd'hui, après le rebond du marché que nous connaissons depuis trois mois et demi, nous sommes enclins à faire preuve d'une certaine prudence à court terme. Les nuages que nous voyons ne sont pas aussi menaçants que ceux qui inondent le France depuis une quinzaine de jours, mais il n'est pas impossible que la volatilité fasse son retour en Bourse en juin.

Les marchés ne croient pas à une sortie du Royaume-Uni de l'UE au lendemain du référendum du 23 juin, mais le « Brexit » constitue malgré tout une incertitude que les investisseurs ne peuvent se permettre d'ignorer. Les élections en Espagne du 26 juin sont tout aussi préoccupantes : les observateurs redoutent une percée de la gauche radicale au moment même où le budget espagnol est placé sous l'étroite surveillance de Bruxelles. Mais c'est peut-être des États-Unis que pourrait venir une baisse des marchés. Parmi les principaux sujets de préoccupation : les anticipations de hausse des taux directeurs de la Fed, la dégradation des profits des entreprises américaines et d'une totale incertitude quant à la teneur réelle du programme de Donald Trump, favori du camp Républicain dans la course à la Maison Blanche.

L'Indice mondial de confiance des investisseurs réalisé par State Street fait déjà état d'un net recul de l'appétit pour le risque au cours du mois de mai à la Bourse de New York. Or, Wall Street reste le marché directeur. Et même si le sentiment général est plus favorable à l'égard de la zone euro, nous avons, ici, peu de chance derésister à un reflux du Dow Jones proche de ses plus hauts historiques.

 
 
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