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15 Dec2015

Les marchés financiers évitent toute prise de risque

 

Les mois de décembre sont souvent favorables en Bourse, mais cette année les investisseurs attaquent celui de 2015 avec de sérieuses réserves : 6 % de baisse depuis le 30 novembre pour le CAC 40.

La grande crainte des marchés est toujours liée à une rechute de la croissance économique dans le monde, qui remettrait en question toutes les anticipations de progression des profits des entreprises pour les mois à venir. La chute du prix du pétrole à Londres, à son plus bas niveau depuis décembre 2008, est perçue comme un signe très préoccupant de dégradation des perspectives d'activité. Les marchés ont également été déçus par les mesures prises par la BCE pour relancer la croissance dans la zone euro. La devise européenne est repartie à la hausse face au billet vert à près de 1,10 $, ce qui a eu pour effet de refroidir le marché à l'égard des plus grandes valeurs exportatrices. Pour couronner le tout, l'activité ne repart pas en Chine, où les importations et les exportations ont encore reculé en novembre.

Dans ce contexte, les investisseurs n'ont qu'une idée en tête : sauver les gains accumulés depuis le 1er janvier et surtout éviter de prendre la moindre initiative qui pourrait dégrader leur performance annuelle. Avec un peu plus de 8 % de hausse à la Bourse de Paris, 2015 seprésente finalement comme une année tout à fait satisfaisante et l'heure n'est pas aux prises de risques.

À une semaine de la réunion de la Fed, qui a de fortes chances de déboucher sur un relèvement des taux directeurs aux États-Unis, le premier depuis 2006, la prudence des boursiers est bien compréhensible. Cette décision, synonyme de l'arrêt d'une longue période de liquidités abondantes en Bourse, et en ouvre une autre de grande incertitude sur les chances de voir les États-Unis continuer sur la voie de la croissance, alors que le reste du monde semble ralentir.

Nous préférons éviter de verser dans le pessimisme qui commence à s'emparer des marchés. Une remontée symbolique des taux directeurs d'un quart de point pourrait au contraire signifier que l'Amérique va mieux et qu'elle peut se passer des béquilles de la Fed. Notre conviction : une telle décision ne remet nullement en cause la volonté des entreprises de rechercher l'excellence au niveau de leurs résultats et de la rémunération de leurs actionnaires.
 

 
 
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