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28 Oct2015

La Bourse : moins on connaît, plus on a peur.

 

En vue du salon Actionaria qui se tiendra les 20 et 21 novembre à Paris, l'institut OpinionWay a réalisé une enquête auprès d‘un échantillon représentatif de 1 052 individus afin de déterminer leur appétit pour la Bourse.

La réponse ne surprendra personne : 42 % des Français interrogés conçoivent l'acte d'investir en entreprise comme trop risqué. S'agissant de l'intérêt que représente le placement en actions, seuls 12 % des sondés déclarent avoir déjà investi de cette manière. 14 % d'entre eux disent ne pas savoir comment s'y prendre, 25 % évoquent la peur de prendre une mauvaise décision et 24 % le manque de confiance. La Bourse est effectivement risquée, elle nécessite surtout un minimum de connaissances avant de s'y lancer. L'aversion légendaire de nos compatriotes pour les placements dits "à risques" est bien connu.

On pourrait aussi expliquer ce faible intérêt pour la Bourse par une culture économique très défaillante dans un pays où la retraite est prise en charge par les pouvoirs publics et où tout est fait pour diriger l'épargne vers l'assurance vie, elle-même presque exclusivement investie en emprunts d'État. On pourrait ajouter un recul progressif de la capacité d'épargne des Français et une fiscalité confiscatoire sur les placements en actions, hors du PEA et de l'assurance vie. La Bourse, c'est un fait, moins on la connaît, plus elle fait peur !

Le risque de perte ne peut être ignoré, mais nous savons tous qu'avec l'immobilier, les actions sont le meilleur moyen de faire fructifier un capital à long terme. Avec des taux d'intérêt à 10 ans inférieurs à 1 %, c'est aussi le seul endroit où il est encore possible d'espérer un bon rendement, tout en offrant de vraies perspectives de plus-values.

L'investissement dans le capital des sociétés françaises devrait être mieux considéré dans notre pays. Il s'agit d'un véritable acte citoyen, qui demande du courage, des convictions et une certaine confiance dans l'avenir qui nous fait trop souvent défaut.
 

 
 
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