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02 Feb2016

La Bourse envisage toujours le pire !



Les boursiers aguerris savent tous que la Bourse est le temple des regrets. C'est aussi celui de la démesure et de l'exagération. Il est aujourd'hui impossible de lire une analyse boursière qui ne mette pas en avant la crise chinoise et celle du pétrole.

Plus le marché baisse, plus les commentaires sont noirs, ce qui incite les mains les plus faibles à liquider les positions à n'importe quel prix. Sur la Chine, ce n'est pas seulement la perte de compétitivité du pays qui préoccupe : c'est désormais la crainte d'une accélération des sorties de capitaux, qui pourrait définitivement casser la croissance et conduire à un krach financier d'une ampleur jamais connue. S'agissant du pétrole, les perspectives seraient tout aussi sombres : une poursuite de la baisse du prix du baril mène tout droit à la faillite des pays émergents producteurs de matières premières qui seront bientôt incapables de rembourser leurs dettes. Le même péril guette ceux qui extraient le gaz de schiste aux États-Unis, avec un risque de crise systémique qui pourrait toucher l'ensemble du secteur bancaire américain.

Avec de telles prédictions, il est bien difficile de rester optimiste. Pour garder la tête froide, il suffit de se souvenir que la Bourse a toujours tendance à d'abord envisager le pire des scénarios, puis elle se ravise une fois qu'elle a constaté que la catastrophe tant redoutée ne s'est pas réalisée. C'est exactement ce qui s'est produit lors de la crise des "subprimes" aux États-Unis après la faillite de la banque Lehman Brothers en septembre 2008. Et, de nouveau, au moment de celle de l'euro qui ne pouvait que voler en éclat avec la quasi-faillite grecque.

Notre propos n'est pas de minimiser les risques, mais de remettre les choses en perspective, sans exagération. Nous avons ainsi le sentiment que le ralentissement de la croissance chinoise occupe trop l'espace médiatique. Et, surtout, que le pétrole remontera plus vite que nous le pensons, car la demande reste soutenue sur tous les continents. Notre conviction est que la baisse des cours est à mettre à profit pour renforcer les positions sur les valeurs de qualité et pour alléger les titres les plus vulnérables.
 

 
 
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