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16 Nov2015

En Bourse, l’impatience est mauvaise conseillère


L'indice CAC 40 bute sur les 5 000 points. Ces hésitations font l'objet de commentaires souvent empreints d'inquiétude sur le manque de détermination des investisseurs.

Certains investisseurs mettent en avant la récente révision à la baisse des prévisions de croissance dans le monde pour 2015 de 3 % à 2,9 % par les experts de l'OCDE. D'autres soulignent que le doute va persister en Bourse jusqu'à la réunion de la Réserve fédérale des États-Unis des 15 et 16 décembre. Cette hésitation est redoutée des marchés financiers car elle pourrait déboucher sur une hausse des taux directeurs, après six années consécutives de politique monétaire ultra-accommodante de l'autre côté de l'Atlantique. L'instabilité géopolitique et la baisse du prix des matières premières qui prive une bonne partie des pays émergents des ressources nécessaires à leur développement sont aussi mis en exergue.

Comme toujours, les sources d'inquiétudes sont nombreuses. L'expérience montre cependant que l'hésitation des marchés avant le franchissement d'un seuil psychologique important est de bon augure. L‘indice CAC 40 a connu un mois d'octobre historique, avec 500 points gagnés en quatre semaines, il n'est donc pas déraisonnable de marquer une pause.
Les forces de rappel qui continuent d'attirer les capitaux en Bourse demeurent toujours très puissantes.

La première d'entre elles reste bien sûr l'absence de perspective de rémunération sur les placements monétaires et obligataires. Les actions ont certes beaucoup monté ces derniers temps, mais la hausse ne s'est pas faite dans le vide. La situation financière des entreprises ne cesse de s'améliorer. Et, comme le montrent les publications trimestrielles, leurs résultats sont toujours orientés à la hausse. Dans la zone euro, ceux-ci sont à la fois portés par la faiblesse de la monnaie unique qui renforce la compétitivité des sociétés exportatrices et par la baisse du prix des matières premières, énergie en tête. La Banque centrale européenne continue aussi de mener une politique monétaire de soutien à la croissance et entretient un flux de liquidités abondant. Les marchés continentaux ont retrouvé l'avance qu'ils avaient perdu pendant l'été. Mieux vaut consolider ces niveaux plutôt que de rêver à une nouvelle ascension.

 

 
 
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