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07 Jul2014

Bourse : report des bonnes nouvelles à plus tard

La saison de la publication des résultats semestriels des entreprises s'ouvrira le 8 juillet aux États-Unis. Comme à leur habitude, les sociétés européennes ne présenteront les leurs qu'à la fin du mois.

Les semaines qui viennent seront donc entièrement consacrées à l'analyse des comptes intermédiaires des sociétés et à l'ajustement des prévisions annuelles. Au cours de ces derniers mois, les analystes ont fortement réduit leurs attentes bénéficiaires et il y a peu de chances qu'ils soient surpris par des profits très supérieurs aux prévisions. Des résultats conformes aux anticipations seraient déjà considérés comme une bonne chose. À titre d'exemple, les analystes attendent en Europe une hausse moyenne de 8 % des profits cette année, mais au cours du premier semestre, il est probable que leur progression n'excédera pas 5 %.

La croissance a été désespérément molle sur le Vieux Continent au premier semestre et nos entreprises n'ont pas pu se rattraper sur les États-Unis qui ont été ralentis par des conditions climatiques défavorables. De son côté, la Chine n'a pas joué son rôle habituel de locomotive de l'économie mondiale.

Pendant ce temps, les boursiers ne se sont pas démoralisés. Bien au contraire ! À près de 17 000 points, l'indice Dow Jones est à son plus haut historique, en Allemagne le DAX reste proche des 10 000 points et l'indice CAC 40 a retrouvé ses niveaux de juin 2008. Une bonne partie de la hausse s'explique certes par l'abondance des liquidités disponibles sur le marché, mais ces belles avancées boursières signifient surtout que les investisseurs décalent au second semestre une bonne partie de leurs attentes positives. Ce jeu de report des anticipations de résultats n'a rien d'exceptionnel, mais il va tout de même falloir que les estimations soient au rendez-vous, sans quoi les niveaux de valorisation des actions vont devenir difficiles à justifier.

Nous restons confiants pour le second semestre, qui devrait être marqué par un rebond de l'activité manufacturière dans le monde, surtout aux États-Unis et en Chine, selon les enquêtes réalisées auprès des directeurs d'achats des plus grandes entreprises mondiales.

 
 
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