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10 Sep2014

Assurance vie ou PEA : savoir faire le bon choix

La question que chaque particulier se pose est comment investir en Bourse tout en optimisant sa fiscalité. Pour cela, deux solutions : souscrire un contrat d'assurance vie multisupport ou ouvrir un PEA (plan d'épargne en actions).

Ces deux placements peuvent être alimentés librement ou par le biais d'investissements programmés. Les deux sont assortis de frais souvent négociables. Pour l'assurance vie, les frais de gestion et de dossier s'ajoutent à ceux d'arbitrage. Sur le Plan d'épargne en actions (PEA), il faudra prendre en compte ceux de garde, de courtage et les droits d'entrées spécifiques aux OPCVM si l'épargnant souhaite en souscrire.

Pour investir directement en Bourse, il faut privilégier les PEA. Actuellement, quelques contrats d'assurance vie (dont Titres@vie lancé récemment sur le net par Swiss Life et Altaprofit) comportent cette possibilité. Mais ils sont très peu nombreux et le choix des actions disponibles est souvent limité. Qui plus est, le PEA offre la fiscalité la plus attractive après 5 ans de détention, puisque l'exonération d'impôts sur les plus-values est totale.

Pour diversifier son allocation d'actifs, le contrat multi-support est à retenir. Il permet de miser sur toutes les classes d'actifs, et même sur l'immobilier via les SCPI. Il est aussi possible de se réfugier sur le fonds euros en cas de turbulences. L'assurance vie offre alors une souplesse de gestion qui n'existe pas sur le PEA. Effectivement, le PEA oblige à être placé exclusivement en actions européennes, sauf à utiliser des produits comme les ETF ou trackers.

Le pécule à investir excède 150 000 €

Dans ce cas, il faut opter pour le contrat d'assurance vie. Il n'impose aucun plafond d'investissement et il est possible d'ouvrir plusieurs contrats. En revanche, un contribuable ne peut détenir qu'un seul PEA, lequel est en plus plafonné à 150 000 € (soit pour un couple marié ou pacsé 300 000 €). À noter que ce plan est cumulable avec le PEA-PME dans lequel l'épargnant peut placer jusqu'à 75 000 € mais uniquement dans des PME cotées dont la liste est tenue par Euronext, ou des OPCVM agréés.

En termes de disponibilité des sommes, l'enveloppe assurance vie est également à privilégier. Plus souple, elle permet de faire des rachats partiels à tout moment, sans pour autant résilier le contrat et sans empêcher d'envisager des versements ultérieurs. La fiscalité varie en fonction de l'âge du contrat au moment des retraits. Il est également possible de demander une avance ; il s'agit d'un prêt consenti par l'assureur contre le paiement d'un taux d'intérêt.

Quant au PEA, tout retrait avant 5 ans entraîne une fermeture automatique et totale du plan. Après 8 ans, le PEA ne sera pas clôturé mais il sera impossible d'y faire un versement ultérieurement.

Un objectif de transmission de patrimoine

L'enveloppe assurance vie est la seule solution à retenir. Elle permet de transmettre ses actifs avec une fiscalité allégée en cas de décès. En cas de souscription d'un contrat aujourd'hui, et que l'assuré a plus de 70 ans, ses enfants se partageront un abattement de 30 500 €, applicable au seul montant des primes versées, hors intérêts acquis donc.

Pour les primes versées avant 70 ans, l'abattement par bénéficiaire (sauf cas particulier du conjoint qui reste totalement exonéré) est de 152 500 € sur les capitaux reçus. Au delà, ils seront imposés à hauteur de 20 %, et de 31,25 % au-dessus de 700 000 €.

Un complément de retraite

L'avantage de la rente viagère issue d'un PEA de plus de 8 ans est qu'elle est défiscalisée. Son titulaire ne supporte que les prélèvements sociaux applicables sur une partie de la rente (50 % s'il a entre 50 et 59 ans lors de l'entrée en jouissance, 30 % au delà de 69 ans). Quant à la rente viagère issue d'un contrat d'assurance vie, elle est soumise à l'impôt sur le revenu. Même si ce denier s'applique là encore sur une fraction de la rente dégressive en fonction de l'âge, c'est évidemment moins intéressant.

 
 
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